LES ASSOCIÉS
Caroline – le maraîchage

©Adèle Seyrig
Mon parcours pour arriver sur cette ferme débute par ma découverte de l’agriculture lors de mes études en école d’ingénieur en agronomie à Lyon.
Je viens du sud de la France et j’avais alors très peu de connaissances du milieu agricole mais une envie d’apprendre et une curiosité naissante pour le système agricole français. J’étais aussi animée par l’ambition de trouver des alternatives pour une agriculture plus respectueuse de l’environnement mais aussi plus respectueuse des paysans et paysannes. Je me suis très vite intéressée à l‘agroécologie et à l’agriculture biologique appliquée notamment à la production de légumes.
Suite à mes études j’ai donc travaillé dans des Groupement d’Agriculteurs Biologiques (GAB) en tant qu’animatrice technique en maraîchage pour accompagner des producteurs de légumes en bio dans l’amélioration de leurs pratiques culturales. Avec le temps, l’envie de mettre moi-même les mains dans la terre a grandi qui s’est très vite associée à l’idée d’une installation à plusieurs.
Après avoir réalisé deux saisons en tant que salariée agricole dans des fermes en maraîchage j’ai su que je voulais faire ce merveilleux métier de maraîchère. Ce qui me plait particulièrement est la diversité des légumes dont il faut savoir prendre soin en favorisant certains insectes, en associant des cultures, en conservant un sol riche et fertile pour les plantes et tous les organismes vivants qui le composent, à gérer le désherbage… Les sujets sont nombreux et complexes mais passionnant à suivre au quotidien.
Le collectif a aussi très vite été une évidence pour monter ce projet car être maraîchère est un métier parfois difficile mentalement et physiquement, le groupe est alors là pour me porter et ne pas être seule face à ces difficultés. C’est aussi un défi passionnant de réussir à gérer une ferme conjointement. L’humain est au centre de notre projet et apporte une richesse de plus à cette ferme.
Gaetan – le maraîchage

Originaire de la ville de Marseille, j’ai grandi dans un environnement plutôt urbain. Le milieu agricole m’était alors peu connu… j’ai eu la chance par mes parents de découvrir le monde de la montagne qui m’a très vite passionné. Mes séjours en montagne m’ont montré à quel point la nature est à la fois belle et puissante, il était évident pour moi de m’en rapprocher afin de pouvoir continuer de découvrir tous ses secrets.
C’est alors principalement pour cette raison que je souhaitais rentrer dans une école d’ingénieur agronome. J’ai eu cette chance de pouvoir faire des études, et au sein de cette école, j’ai appris qu’en coopérant avec la nature de manière respectueux, on peut arriver à faire des choses incroyables.
Au cours de cette école, il germait en moi cette idée de faire un métier qui ait du sens, qu’il soit concret et qu’il soit en lien avec la nature. L’idée de travailler à plusieurs sur une ferme commençait également à faire son chemin dans notre groupe de copain. C’est alors que petit à petit cette envie de devenir maraîcher au sein d’un collectif est devenu pour moi de plus en plus pertinente. À la sortie de l’école, je ne me suis pas tout de suite plongé dans le milieu agricole, je souhaitais découvrir d’autres horizons avant de m’installer sur une ferme. Alors avec ma compagne Apolline, nous avons voyagé, nous sommes allés à la rencontre d’autres fermiers en France, découvert d’autres collectif agricoles et réalisées divers autres expériences. J’ai été salarié dans un magasin Biocoop en tant que responsable du pôle des fruits et légumes, vendre des légumes biologiques et de qualités me conforta dans l’idée d’être producteur. Pouvoir se dire que travailler en tant que maraîcher permet de nourrir des habitants de manière seins et respectueux est gage d’un bel épanouissement personnel. Après cette expérience chez Biocoop, j’ai été ouvrier maraîcher dans la Drôme pour une saison puis je suis arrivé sur la ferme de Saint Laurent au début de l’année 2024. La découverte de ce lieu fut magique, l’âme de cette ferme est riche de son passé historique et le travail des personnes qui se sont succédé-es dans ces 30 dernières années ont permis à cette ferme aujourd’hui de rayonner positivement sur tout le territoire. Mon souhait, aujourd’hui, est de pouvoir prendre soin de ce lieu et de continuer à le faire perdurer.
Travailler en collectif à plusieurs, coule de source pour moi. J’ai longtemps été porté par ce proverbe « tout seul, on va plus vite, mais en ensemble on va plus loin » et je vois aujourd’hui la force du groupe par les différences de compétences de chacun À condition que l’harmonie humaine soit trouvée, le groupe porte vers le haut et permet de soutenir les coups durs et nous en avons bien besoin dans le monde agricole actuel. Nous mettons donc tout les moyens pour essayer de trouver ce bel équilibre entre nous.
Philippe – le maraîchage

Présentation de Philippe :
En 2017, je décide de changer de métier après 30 ans d’activité dans le domaine de l’informatique. Je me forme pendant 1 an au maraîchage (formation et stages), et je me passionne pour le maraîchage sur sol vivant.
Je suis arrivé sur la ferme en mars 2019.
C’est le travail au sein d’un collectif qui m’a attiré en premier, et convaincu de tenter l’expérience sur cette ferme. Le collectif est, pour moi, une évidence dans la manière de fonctionner, d’échanger et de se soutenir.
Installé en tant que maraîcher depuis 2020, j’ai rencontré, au cours de ces six premières années, de nombreuses personnes qui m’ont conforté dans mon choix et mon activité.
Des rencontres avec :
• sur les marchés, les clients et les autres exposants,
• l’équipe du Pain Sur La Table (côté cuisine et côté salle),
• Emmanuel, à la Manufactorie,
• les personnes de chez Bionali,
• les stagiaires,
• les résidents et les personnes de passage de la MUE (Maison des Utopies en Expérimentations)
Depuis janvier 2025, je poursuis l’aventure sur cette ferme avec 7 nouveaux associés plein d’enthousiasme… Il vous en reste 3 à découvrir !
Philippe
Anne – la fromagerie, l’élevage

Mon intérêt pour l’alimentation d’une part et l’environnement d’autre part m’a conduit à obtenir un diplôme d’ingénieur en agroalimentaire et développement durable.
J’ai toujours eu à cœur de défendre une alimentation saine et locale. Selon moi, cela commence par la pratique d’une agriculture adaptée à son territoire et respectueuse de l’environnement naturel.
C’est ainsi que mes premières expériences professionnelles ont débouché au sein des filières fromagères AOP et IGP dans le domaine de la qualité. Ces systèmes sont encadrés par des cahiers des charges qui apportent aux fromages toutes leurs spécificités tout en valorisant les hommes qui les fabriquent.
Cette découverte de la transformation fromagère m’a passionnée. En effet, avec une seule matière première : LE LAIT, il est possible de fabriquer une multitude de fromages tous différents les uns des autres, par leurs couleurs, leurs formes, leurs goûts, leurs textures… Et ceci grâce à LA VIE : des microorganismes et le savoir-faire des hommes.
J’ai donc très vite compris que mon métier-passion serait fromagère fermière. En parallèle de mes premières années dans le monde professionnel nous réfléchissions avec mon conjoint Thomas et notre bande de copain d’école à monter un projet agricole collectif.
En 4 ans le projet a abouti grâce à notre installation dans la ferme de Saint Laurent. Un lieu que nous avons trouvé magique et surtout totalement adapté aux activités que nous souhaitions réaliser. A la ferme Saint Laurent je suis donc responsable de la fromagerie où je peux exercer un métier qui a beaucoup de sens pour moi et qui me captive. Je suis également dans le pôle élevage avec mes deux autres collègues Sylvain et Thomas. Je suis donc quasiment tous les jours au contact des animaux (traite et soin des animaux) et cela est très important pour moi car je considère que mon travail en fromagerie est totalement lié à ce qui se passe à l’étable. C’est aussi un plaisir pour moi car j’apprécie beaucoup le rapport que nous pouvons avoir avec les animaux, cela nous apporte de l’humilité, de la patience et de l’amour.
Sylvain – l’élevage, la fromagerie

Je suis très heureux de me présenter à vous en tant que nouvel agriculteur à la ferme de Saint Laurent. Je viens du Tarn, où j’ai grandi dans une ferme d’élevage. J’ai eu l’opportunité de voir de près les nombreux défis économiques et sociaux auxquels les agriculteurs sont confrontés. Après avoir était témoins de ces difficultés, je ne me voyais pas forcément suivre cette voie…
Cependant, au fil de mes études d’ingénieur agronome, j’ai commencé à découvrir peu à peu que l’agriculture était vraiment ce que je voulais faire. C’est devenu une évidence : malgré les défis, c’est ce métier qui me correspond le mieux. Mon objectif est de pratiquer une agriculture durable, épanouissante, tout en ayant une qualité de vie meilleure que mes parents ont pu connaître.
C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que je me lance dans cette belle aventure collective. Je suis particulièrement heureux de pouvoir travailler dans la partie élevage de la ferme, où j’ai plaisir à être en contact avec les animaux et à prendre soin d’eux. Je m’occupe aussi de la fromagerie, ce qui me permet de m’investir pleinement dans le processus de production et de contribuer à la qualité de nos produits de A à Z.
J’espère pouvoir contribuer à une agriculture respectueuse de l’environnement, du bien-être des producteurs et des attentes des consommateurs.
Thomas – l’élevage

Originaire d’Ardèche, j’ai fait le choix dès le collège de m’orienter vers l’agriculture en intégrant un lycée agricole puis en enchaînant sur des études d’ingénieur agronome, et notamment dans la thématique de l’élevage. C’est en effet cette passion pour les animaux qui m’anime tous les jours.
C’est grâce à mes diverses expériences en Pays Savoyards que j’ai pu parfaire mes connaissances dans ce domaine. Tout d’abord en accompagnant les éleveurs en tant que conseiller en élevage et système fourrager à la chambre d’agriculture de Savoie et Haute Savoie. Mais après deux ans avec cette casquette de conseiller j’ai vite senti qu’il me fallait la retourner pour être à ma vrai place, à savoir proche des bêtes. J’ai donc été salarié agricole dans diverses fermes laitières pendant 3ans et demie où j’ai énormément appris dans un département où l’élevage est au centre de l’agriculture.
En parallèle, l’envie de l’installation commence à germer doucement dans notre groupe d’ami d’école et nous commençons à dessiner les lignes de notre projet, tout en soudant notre groupe et ses valeurs. Et c’est enfin une visite de la ferme de Saint Laurent pour laquelle nous ressortons tous avec un énorme coup de cœur, qui nous fait aujourd’hui être là.
De mon côté je suis donc référent sur l’atelier élevage, à savoir sur la gestion du troupeau des chèvres et des vaches laitières et de nos amis les cochons. J’ai à cœur d’élever des animaux dans les meilleurs conditions possibles et dans une relation de réciprocité. Ce soin et l’attention que nous leur portons tous les jours, ils nous la rendent par leur bien-être et par les bons produits qu’ils nous offrent : « Prends soin de la terre et des bêtes, et ils prendront soin de toi ». L’élevage est souvent critiqué, parfois à tord… Mais il est certain qu’un élevage respectueux de son environnement et des ses animaux a toute sa place dans nos paysages par tous les bienfaits qu’il peut apporter. Ma vision de l’agriculture passe donc par ce que nous essayons de développer à Saint Laurent, à savoir une agriculture diversifiée où le triptyque sol, plante et animaux est au centre avec de perpétuelles interactions pour offrir à nos clients les meilleurs produits possibles.
Apolline – la boulangerie, les céréales

Originaire du sud de la France, j’ai grandi près de la mer, dans la chaleur du soleil et des saveurs de la Provence, dans une ville qui s’appelle Marseille. Dans cette belle région on cuisine beaucoup à l’huile d’olive, c’est un climat idéal pour les légumes du soleil mais peu propice à l’élevage et aux cultures.
J’ai fait des études tournées vers l’humain, j’ai commencé par une licence en psychologie puis un master en économie sociale et solidaire à Grenoble. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’intéresser à l’agriculture. J’ai découvert beaucoup de projets dans le tissu associatif grenoblois en lien avec l’alimentation et l’agriculture et notamment des chantiers d’insertion.
En parallèle mon compagnon finissait son école d’ingénieur agronome et l’idée de monter une ferme collective émergeait au sein de leur promo.
Un groupe s’est constitué et nous avons commencé à partager sur nos envies, nos valeurs et ce que nous aimerions faire. J’ai très vite su que je voulais faire du pain. J’en faisais à toute petite échelle chez moi et je savais que faire du pain avec du levain, dans un four à bois, cela m’irait très bien et puis le fournil c’est un lieu de rencontre, j’aime bien y voir passer du monde, boulanger ensemble, partager nos idées et savoir faire en faisant du pain.
Ce projet agricole collectif m’inspire beaucoup, Il me permet de faire un travail qui a du sens, en lien avec mes valeurs écologiques ainsi que de croire en une société accès sur l’entraide et le partage.
Trouver la Ferme Saint Laurent a été une réelle chance pour nous. Au sein de cette ferme je m’occupe avec Tom de l’atelier Paysan Boulanger ce qui inclut la culture de nos céréales, la transformation de nos céréales en farine grâce à notre moulin et la fabrication du pain. Je m’occupe également de la transformation de la viande et je donne aussi un coup de main en élevage et en fromagerie.
Ce projet nous fait entrevoir une autre façon de concevoir l’agriculture en étant à plusieurs sur une même ferme. Le chemin vient de commencer, les défis sont nombreux mais quelle belle aventure!
Tom – la boulangerie, les céréales

Je suis originaire d’un village dans les coteaux du lyonnais.
A la fin du lycée je suis rentré à l’ISARA par l’attrait pour l’environnement, je voulais travailler dans le secteur de la protection de la biodiversité, dans les parcs naturels. Au fur et à mesure des études j’ai pris conscience que le secteur de la biodiversité n’était pas suffisant pour moi et le trouvais trop spécifique et pas assez global. Ce que j’ai découvert et appris, par les cours, stages et expériences professionnelles sur le milieu agricole m’a passionné par les impacts qu’a ce secteur sur notre alimentation, notre environnement, notre lien au territoire et aux habitants. C’est cet aspect très global qui m’intéresse dans ce milieu et la complexité des interactions entre le végétal, l’animal, le sol, les humains. Avoir une vision globale est pour moi une des clefs pour batir des systèmes durables à tout point de vue (économique, environnemental et social).
Je me suis passionné par les grandes cultures et le lien étroit avec l’élevage qui est selon moi indispensable pour la durabilité de nos système agricole.
A la sortie de l’école nous avions déjà ce projet d’installation en tête. Celui-ci s’est concrétisé début 2020. En parallèle de ce projet j’ai travaillé quelques années en tant que conseiller agricole bovin lait à la chambre d’agriculture du Finistère, fait une saison en tant que berger d’alpage en zone beaufort et repris 1 année d’étude CAP boulanger en apprentissage.
Ces expériences m’ont beaucoup appris sur le milieu agricole et le métier d’agriculteur afin de préparer au mieux mon installation.
Aujourd’hui je suis installé en tant que paysan boulanger sur la ferme et je suis très heureux de pouvoir aussi travailler sur les autres ateliers ce qui permet d’avoir une vision globale de la ferme et de mieux apprécier et optimiser les synergies positives.
Le territoire du Clunysois me plait beaucoup par ces paysages, dynamismes et premières rencontres que j’ai pu faire et je suis très motivé pour m’impliquer un peu plus dans la vie du territoire.
Tom
Paysan Boulanger
PORTEUR DE PROJET : Anne LOOSFELT, Apolline GISBERT, Caroline CHAVRIER, Gaëtan GISBERT, Sylvain JOULIA, Thomas GERY, Tom DUPERRET
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LES SALARIÉS
Victoria – la vente à la ferme

« C’est avec joie que je remplis mes fonctions de vendeuse au Domaine Saint Laurent depuis 6 ans. Ces rencontres régulières autour des légumes, du pain, du fromage et de la viande sont souvent source de blagues ou de rires, parfois d’échanges même profonds humainement. Je vous remercie, chers clients, qui, par votre présence, me permettez de faire ce travail dans une ambiance si agréable. »
Ludovic – la vente à la ferme
Texte à venir
Sarah – le maraichage, la vente à la ferme
Texte à venir
